Benoïde rimait et frimait avec stéroïdes…

Souvenirs, soupirs, sourires…
Voici un article que j’avais écrit à l’occasion de la diffusion, lors de notre bonne vieille émission « Temps Présent » sur la TSR.
Cette émission était intitulée: Le 100 mètres qui a changé les jeux!

Donc, j’ose, promis, j’ose, dur, voici cette petite (enfin, façon d’écrire!) chronique ironique:
Vas-y Ben… Nous sommes fiers de ce que le Canada a fait de toi!
Hé bien, nous… nous avions bien ri, ma tendre et moi, lorsque nous n’avions plus revu ce spot publicitaire de Toshiba sur les chaînes de “Radio Canada” en septembre 1988, juste après la révélation de dopage de ce fameux “100 mètres qui a changé les jeux” (comme ils l’ont annoncé à temps… présent, sur “notre” télévision)!
Ainsi, ces temps, j’ai été présent devant mon poste de télé car je me réjouissais vraiment de regarder, ce jeudi 19 août 2004, le reportage qui devait enfin venir changer notre belle vision des jeux olympiques et du “sport spectacle”?
Couac il en soit, je me souviens de tout le cirque médiatique, habilement orchestré par “Radio Canada”, peu avant ce 100 mètres du siècle, comme ils nous le prophétisaient alors…:-)
Or, il se trouve que nous nous trouvions de passage à Vancouver, en année sympathique et sabbatique. Alors là, las, à ce moment là, il était quasiment impossible de ne pas se laisser prendre par le tapage diurne et nocturne orchestré de mains de maîtres par tous les médias et les sponsors canadiens réunis!?
Mais là, au mois d’août 2004 et au moment où le cirque olympique passe en Grèce et a dû se passer de ses deux stars helléniques du sprint (à cause, nom d’un chien, d’un tout tout bête petit accident de motocyclette qui les a empêché de se présenter à un contrôle de routine…), ainsi, donc, écrivais-je… je me souviens du duel de Séoul 1988, annoncé haut en couleurs…
Duel du millénaire passé, entre le black jamaïcain boy big Ben Johnson, adopté par le Canada, et le beau sombre héros de l’amer hic, king Carl Lewis! Or (olympique), notre homme roi, surnommé Carl à la mâchoire d’acier (bonjour en passant aux bienfaits des hormones de croissance…), king Carl, donc, venait de se faire surclasser pour la première fois lors d’une compétition officielle, une année auparavant, aux championnats du monde de 1987 disputés dans la romantique Rome antique! Il y avait été alors largement battu par le petit big Ben Johnson, venant du Canada d’à côté, mais qui se révéla plus rapide (tel un chien déboulant tout tout en boules de muscles; d’ailleurs, on le surnommait affectueusement Benoïde, bonjour en passant aux bienfaits des stéroïdes anadiabolisants)!
Mais trêve de détours, revenons vite dans la course folle datant déjà du siècle passé:
Benoïde, le noir aux blanc des yeux presque jaunes, était ultra nerveux et monstrueusement stressé avant le départ.
Contrastant, du haut de sa haute stature d’athlète longiligne, King Carl Lewis (qui ne courait pas en Jean’s, rassurez-vous!) paraissait serein, lui, voire carrément zen, car peut-être bien trop sûr de son coup (des pattes)?
Mais ne voilà-t-il pas, qu’à peine le coup de feu du départ donné, notre petit canadien d’adoption laissa littéralement sur place tous ses rivaux pour finir en bombe et en trombe dans le temps canon de 9 secondes et 79 centièmes (si je ne m’abuse, ma buse, ce bon temps n’a plus jamais été approché depuis ce bon vieux temps, sauf dernièrement, record battu par un autre jamaïcan boy)?
Mais bon, en ce beau jour de septembre 1988, vous auriez alors dû voir la tête du king, avec son regard hébété de roi déchu et déçu! Mais surtout, surtout, surtout… je vous laisse imaginer le délire des journaleux canadiens qui en oublièrent même que le petit big Ben était originaire des bas fonds de la Jamaïque (idem pour les sponsors qui nous repassèrent en boucle leur fameux clip: « Vas-y Ben, nous sommes fiers, etc. »)!
Mais rassurez-vous, mes chers cyberlecteurs (s’il en reste encore à ce stade de la compétition?), cet oubli ne dura pas longtemps… soit juste le temps d’apprendre que le vilain petit canard jamaïcain avait usé et abusé de produits illicites (ce qui se voyait et se savait depuis belle lurette, mais bon, ceci est une autre affaire car… « pas vu, pas pris » voire « tel épris est pris qui… etc. »)?
Curieusement, les sponsors retirèrent alors leur bien beau petit spot récurrent dédié à la gloire du Canada et à ses fameuses et fumeuses méthodes musclées destinées à fabriquer des champions hors pair (et hors sol…:-)!
De plus, les journaleux canadiens nous la jouèrent tout d’abord offusqués; puis, ensuite, les analyses se révélant positives, ils positivèrent en affirmant sans vergogne que ce n’était qu’un tout tout misérable petit cas isolé et qu’il fallait en faire un exemple, de ce cas d’école, qu’ils surnommèrent alors: le cas ca…nadien « poor little big Ben »!
En outre, quoi qu’à la mi-septembre, là je me souviens qu’en parallèle, chez ces dames, ce fut Flo-JO (mais oui, vous pouvez sourire en passant à ce bon jeu de mot olympique?) qui s’imposa en souriant et les doigts dans le nez (ce qui la fit tout de même grimacer quelque peu car il faut écrire qu’elle avait alors de fort beaux longs ongles crochus réincarnés en taupe modèle)!
Et n’oublions point non plus le merveilleux président US, soit le Ronald duck de service à la nation amère ricaine, qui se fendit alors d’un très beau discours électoratriste et nationaliste (qui fut probablement accompagné en sous mains d’espèces sonnantes et trébuchantes)?
Finalement, malheureusement pour tout ce bien beau petit monde immonde olympien, nous sommes sûrs, de nos jours, que Flo-JO n’est pas morte subitement de mort subite, mais bien plutôt des suites du dopage de destruction massive administré par l’armée des médecins sportifs américains! Sans oublier que, sur les 8 finalistes du 100 mètres olympien de Séoul, en 1988, il y en avait en tout cas 6 qui étaient dopés, si ce n’est pas les 8? (de source sûre et de manière certaine, y compris King Carl et le christique Christie, soi-disant vachement britannique, mais issu lui aussi des bas fonds de la Jamaïque, Christie le musculeux qui gagnera le 100 mètres olympique suivant, disputé en 1992 à Barcelona, hahaha)!

Moralité: aucune, et alors?
Couac… vive le sport et toutes ces sortes de choses mais n’oubliez-pas, mon cher baron et mes chères téléspectatristes, que l’essentiel est d’y participer, à ce beau cirque médiaticolympique des temps modernes?

À propos de Oussama Muse

Ouh, ça m'amuse ! Où ça, ma muse ? Mais partout où ça m'amuse, ma muse !
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3 réponses à Benoïde rimait et frimait avec stéroïdes…

  1. Au sommet de sa carrière, Marie Joe Perec a eu « l’immense honneur » de pouvoir entrer dans un des très select clubs tenu par un entraineur célèbre pour ses champions. C’est un peu comme des éleveurs !
    Je me suis toujours demandé ce qui a fait qu’elle n’y est pas restée et a subitement quitté les lieux bien avant la fin du bail !
    :-))

    [Mais les athlètes de Smith sont juste très bon, c'est tout ! :-) ]

    J’ajoute que maintenant qu’on sait que Lewis était aussi dopé que les sept autres, ce ne serait pas mal de réhabiliter Ben Johnson. En tant que précurseur… :-)

  2. oussamamuse dit :

    … qui n’avance pas et recule, Poireau ?!

  3. oussamamuse dit :

    Allons donc à London aux JO 2012 histoire de voir si un nouveau Jamaïcain pourra pulvériser le bon vieux temps canon et record de Big Ben !

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